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Dimanche 19 Fvrier 2006 Nouveautés...Cycle de conférence à Paris |
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Nombreux sont ceux qui nous écrivent, parce que confrontés à la blessure d'un premier divorceet désirant malgré tout se relancer dans l'aventure d'un deuxième amour. Ils nous demandent ce que l'Eglise propose pour célébrer ce remariage. Cette question est bien entendue délicate pour tout pasteur, pour plusieurs raisons : L'Eglise est d'abord soucieuse de protéger la première union consacrée en son sein. Elle fait des efforts importants pour aider ces couples et consacre toute son attention sur l'aide des couples en difficulté... Elles est consciente de "ceux qui se sont efforcés avec sincérité de sauver un premier mariage et ont été injustement abandonnés" par différence de "ceux qui par une faute grave ont détruit un mariage canoniquement valide". "Il y a enfin le cas de ceux qui ont contracté une seconde union en vue de l'éducation de leurs enfants, et qui ont parfois, en conscience, la certitude subjective que le mariage précédent, irrémédiablement détruit, n'avait jamais été valide." (cf Familiaris Consortio : 1). Elle a mis en place, dans chaque diocèse, la possibilité d'étudier les circonstances du premier mariage et permet, au termes d'une étude longue et approfondie, dans le respect des personnes, de faire une demande de nullité (2). Jean-Paul II dans son encyclique Familiaris Consortio "exhorte chaleureusement les pasteurs et la communauté des fidèles dans son ensemble à aider les divorcés remariés. Avec une grande charité, tous feront en sorte qu'ils ne se sentent pas séparés de l'Eglise, car ils peuvent et même ils doivent, comme baptisés, participer à sa vie.On les invitera à écouter la Parole de Dieu, à assister au Sacrifice de la messe, à persévérer dans la prière, à apporter leur contribution aux oeuvres de charité et aux initiatives de la communauté en faveur de la justice, à élever leurs enfants dans la foi chrétienne, à cultiver l'esprit de pénitence et à en accomplir les actes, afin d'implorer, jour après jour, la grâce de Dieu. Que l'Eglise prie pour eux, qu'elle les encourage et se montre à leur égard une mère miséricordieuse, et qu'ainsi elle les maintienne dans la foi et l'espérance!" (1) "De la même manière, le respect dû au sacrement de mariage, aux conjoints eux-mêmes et à leurs proches, et aussi à la communauté des fidèles, interdit à tous les pasteurs, pour quelque motif ou sous quelque prétexte que ce soit, même d'ordre pastoral, de célébrer, en faveur de divorcés qui se remarient, des cérémonies d'aucune sorte. Elles donneraient en effet l'impression d'une célébration sacramentelle de nouvelles noces valides, et induiraient donc en erreur à propos de l'indissolubilité du mariage contracté validement." (1). Cette demande de l'Evêque de Rome s'explique par ce même souci de respecter ce qui vivent parfois dans la souffrance une fidélité sans faille à un conjoint infidèle, malade... Néanmoins, elle permet parfois (3) que dans le cadre d'un remariage, et après un entretien avec le prêtre, une prière soit faite par des membres de l'église autour des nouveaux mariés civilement. Pour que cette prière respecte la cérémonie du mariage, l'église demande que cette prière se fasse dans un lieu privé(ni dans une église, ni à la mairie). Elle leur permet ainsi de participer, par la prière à une nouvelle union, dans le respect de l'engagement premier et des souffrances qui s'y attachent et afin de les aider par l'intercession de notre Seigneur dans la tâche éducative et chrétienne qui les attend. Les mariés, en tenue civile, inviteront leurs plus proches parents, quelques amis, des représentants de la communauté chrétienne. Cette prière pourra avoir lieu quelques jours avant ou après le mariage civil mais en principe il sera préférable de ne pas choisir le même jour. Ce temps de prière pourra se dérouler comme suit : un mot d'accueil, puis le couple exprimera la signification qu'il donne à cette prière, une proclamation de la Parole de Dieu en cohérence avec la situation vécue, un commentaire, un temps de recueillement, un "Notre Père". Au cours de cette cérémonie, les signes du mariage ne pourront pas apparaître afin d'éviter toute ambiguïté. Donc, les futurs époux ne se remettront pas les alliances, ne les feront pas bénir. Ils ne prononceront pas de paroles qui correspondraient à un échange de consentements devant témoins. Ils ne signeront pas de registre... La prière ne peut qu'exceptionnellement se dérouler à l'église. Un autre lieu est préférable. Il n'y aura pas de vêtement liturgique. Dans tous les cas, PMC vous conseillent de prendre contact avec votre paroisse ou un prêtre amiqui sera à l'écoute de votre demande et essayera avec vous de vous accompagner dans cette voie... Il existe de plus en plus dans certaines paroisses des lieux d'accueils pour les personnes divorcés et remariés. N'hésitez pas à vous renseigner. Le fondement de cette position de l'Eglise est l'exhortation du Christ à la fidélité du mariage Mat 19,5 et 6 : "C'est pourquoi l'homme quittera père et mère et s'attachera à sa femme, et les deux ne feront qu'une seule chair. Ainsi ils ne seront plus deux mais une seule chair. Que l'homme donc ne sépare pas ce que Dieu à Uni !". Cette phrase du Christ habite la prière de l'Eglise sur ce thème. Elle trace un chemin exigeant (ce que certains théologiens modernes appellent une hyperbole). Il n'en reste pas moins que l'Eglise cherche à vivre cette fidélité au Christ. Elle le fait avec les balbutiements d'une communauté, parfois avec maladresse et dans la méconnaissance des souffrances vécues par les personnes concernées. Son souci s'exprime dans ces pages. Sans vouloir juger les personnes elle doit s'efforcer à vivre en fidélité avec son engagement et dans le respect du mariage qu'elle a toujours considèré comme l'image privilégiée de l'Amour du Christ pour son Eglise... Cette correspondance entre Amour divin et Amour humain, qui est au coeur de l'expérience même de l'Ancien et du Nouveau Testament (cf Osée, Gen, Cant, Ephésiens...), reste un chemin difficile et étroit pour tous les chrétiens... Les évêques français ont confirmé cette ligne de conduite à Lourdes en Novembre 2002 : "Tout divorce implique des souffrances. Nous ne jugeons pas celles et ceux qui y ont recours ou qui y sont contraints. Par fidélité au caractère unique et définitif de leur mariage, certaines personnes divorcées choisissent de ne pas se remarier. Nous reconnaissons la grandeur de ce choix conforme à l'appel de l'Evangile. D'autres décident de contracter une nouvelle union civile. Certaines veulent être accompagnées par la prière de l'Eglise dont elles sont et demeurent membres. Une telle prière ne peut pas prendre la forme d'une célébration, laquelle présenterait les signes extérieurs d'un mariage sacramentel. Par respect de la cohérence entre les deux sacrements de l'Alliance, l'eucharistie et le mariage, l'Eglise leur propose différents modes de participation à sa vie ainsi que des moyens d'accompagnement pour un cheminement spirituel." Claude Heriard (4) D'autres liens externes sur ce thème : http://www.salesien.com/dba/Dossiers/897aimer2fois.htm http://www.portstnicolas.net/cms.php?pageid=650 Notes : (1) Cf l'extrait de Familiaris Consortioen ligne sur ce site... (2) Dans chaque diocèseexiste une "officialité" en charge des déclaration de nullité. (3) Voir avec le pretre qui vous accompagne. En accord avec ce qui a été expliqué plus haut (4) Co-webmestre. Ce texte n'engage que son auteur.
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