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Henri Caffarel, dans l'anneau d'Or n°101 décrit également ce phénomène avec une ouverture différente, qui n'est pas sans intérêt :
« La personnalité humaine en arrivé à un stade où, pour atteindre à la plénitude, il lui faut entrer en communion avec Dieu. Dieu, non plus notion, non plus un être dont on a entendu parler, mais Quelqu'un qu'on rencontre et avec qui s'instaure un dialogue, une intimité (...) Non seulement on doit au mariage d'avoir appris que le sentiment de solitude du temps de l'adolescence était aspiration à la communion conjugale mais aussi d'avoir été amené par lui à désirer une autre communion , un autre mariage, celui de l'âme avec son Dieu (...) Paul Valéry disait aussi : « Dieu a créé l'homme, mais ne le trouvant pas assez seul, il lui a donné la femme pour mieux lui faire sentir la solitude. »
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C'est le grand bienfait du mariage de faire mûrir au coeur des époux une certaine qualité de solitude qui, loin de les séparer et de nourrir en chacun des griefs envers l'autre, les rapproche dans la tendresse et la reconnaissance. »
Que deux époux, non pas en dépit de leur amour, mais grâce à lui, accèdent à un stade de vie conjugale où tendrement et patiemment ils s'entraident à progresser sur le chemin de solitude qui conduit à la rencontre du Seigneur ; qu'ils trouvent au jour le jour, dans l'image de l'union du Christ et de l'Eglise qu'est leur mariage, lumière et secours pour comprendre la vie d'intimité avec Dieu et y progresser ; que par la mise en commun, confiante et respectueuse des richesses de leur solitude, leur intimité connaisse des profondeurs insoupçonnées au début de leur mariage, n'est-ce-pas, à vrai dire pour élever l'amour à une telle perfection, que le Christ fit du mariage un sacrement ? »
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